« – Si tu reviens, mon amour, qu´est-ce qui en toi aura changé ? Et si je me prépare au pire, parce qu’on me l’a demandé, parce que c’est toujours comme cela que je fais, depuis toute petite, et sans pouvoir faire mieux, je sens, en même temps, tellement présent cet entêtement fou, cette énergie d’amour et de colère, que ces mots tant de fois chuchotés me donnaient à connaître, il y a presque vingt ans. En mon corps le même souffle, le même battement du cœur. Je vais me lever, longer le couloir, pousser la porte de la chambre. Je poserai la main sur ta poitrine et peut-être tu frémiras : – Je suis ta vigile, ta garde du corps… « 

« Vigile »  Hyam Zaytoun