« J’avais dit à l’épicier chinois que pour devenir écrivaine j’avais dû apprendre à interrompre, à parler haut, à parler fort, puis bien plus fort et à revenir simplement à ma propre voix qui ne parle que très peu. notre conversation m’avait conduite dans des lieux que je ne voulais pas revoir. Je ne m’attendais pas à retourner en Afrique alors que je me protégeais d’une tempête de neige à Majorque. Pourtant, ainsi qu’il l’avait fait remarquer, l’Afrique m’était déjà revenue quand je sanglotais sur les escalators à Londres. Si je croyais que je ne pensais pas au passé, le passé, lui, pensait à moi. »

« Ce que je ne veux pas savoir » Deborah Levy