« Quand l’amour commence à se fissurer, la nuit tombe. Elle est interminable. Elle déborde de mauvaises pensées et d’accusations. Ces monologues intérieurs et leurs tourments ne s’arrêtent pas au lever du jour. C’est ce qui me contrariait le plus, de voir qu’il avait kidnappé mon esprit et l’occupait entièrement, ça n’était rien de moins qu’une occupation. Mon chagrin était en train de devenir une habitude qui rappelait le détresse décrite par Beckett, « à laquelle on peut toujours ajouter jusqu’à ce que mort s’ensuive […] comme à une collection de timbres poste ou d’oeufs d’oiseaux » « 

« Le coût de la vie » Deborah Levy