« Faudrait créer des hurloirs, ça en soulagerait pas mal, des endroits bien calfeutrés où on dérangerait pas les voisins et où on pourrait hurler tant qu’on veut. Ce serait reconnu d’utilité privée. On pourrait aussi faire des pleuroirs , pour tous ceux qui sont tristes; qui ont des gros chagrins, ça aussi ça en soulagerait plus d’un. dans le même bâtiment que les hurloirs, mais avec une entrée différente. mais c’est toujours pas prévu dans les programmes des candidats à la présidentielle. Alors en attendant, les gens gardent cris et larmes à l’intérieur, c’est sûr que ça encombre, on se contient tant qu’on peut. Et le visage devient comme le couvercle d’une cocotte-minute. »

« Venise n’est pas en Italie » Ivan Calbérac