« Sous les arbres, l’air, encore frais à cette heure, diffusait une odeur de résine mêlée de vanille, une point de térébenthine à l’approche des fruitiers. Lorsque le véhicule ralentit, que l’essieu avant plongea dans les eaux boueuses de la vaste rivière Ulindi sous le regard étonné de hérons garde-bœufs, Lucas ne put réprimer un sourire.
La voilà, mon aventure. Elle commence.
Et son sourire se mua en un rire silencieux lorsque le 4 x 4 dériva en douceur sous la poussée inexorable des eaux. Sous ses yeux, un nuage de volatiles s’envola vers le ciel pour y caqueter sa joie. Le Français aurait voulu s’y hisser lui aussi, crier aux cieux son plaisir »

« L’homme qui dépeuplait les collines » Alain Lallemand