« Les enfants grandissaient sans nous donner de vrais soucis. Le climat les accablait moins que nous qui rêvions de véritables hivers et d’étés sans bourrasques. Ils inventaient des jeux pour se rire du vent : des cerfs-volants multicolores très hauts par-dessus les maisons nous signalaient la plage où ils couraient. On leur parlait français, ils répondaient en espagnol. Fiers de n’avoir pas de religion, ils ont dit au curé marseillais qui essayait de les embrigader : Au Jura, il n’y a ni dieu, ni maître, ni mari… »

« Dix Petites Anarchistes » Daniel de Roulet