« Lorsque j’étais tout petit, ma mère venait s’asseoir sur mon lit pour me lire une histoire ou un peu de poésie. Je ne me souviens pas qu’il y ait eu des images dans ces livres. Les images naissaient dans ma tête au fur et à mesure qu’elle prononçait les mots, des mots qui avaient pour moi le son d’une musique familière. Je gardais, et je garde précieusement en tête ces moments où j’avais ma mère uniquement pour moi, les seuls instants où nous étions vraiment ensemble tous les deux dans cette maisonnée très animée. C’était l’histoire qui nous liait l’un à l’autre, l’histoire et la musique des mots. Le livre était le lien vivant entre nous. Chaque fois que j’allais me coucher, je redoutais la fin de sa lecture, le caractère définitif de la dernière ligne du poème ou du conte. »

« Au pays de mes histoires » Michael Morpurgo