« On repère Panikhar à sa mosquée couleur jade, insérée dans un creux des montagnes. C’est une oasis au milieu de la roche violette, sur laquelle se détache le vert fluorescent de petits champs circulaires. Des roches cyclopéennes sont restées plantées au milieu, qui les font ressembler à des jardins zen. Des buissons de fleurs d’un rose éclatant bordent les routes. L’eau dévale des montagnes, captée par d’innombrables petits canaux. Mais, dans ce paysage paradisiaque, les hommes ont introduit leur goût de la souffrance et de la soumission. Dans les champs, les femmes effarées, craintives, cherchent à se dissimuler derrière leurs voiles noirs. Quant aux hommes, nous les trouvons entre eux, à la terrasse des cafés, fumant le narghilé. »

« Le Tibet sans peine » Pierre Jourde