« J’étais triste, bien sûr. Mais d’une certaine façon, je me sentais mieux. Viviane avait laissé une lettre pour me prévenir qu’elle partait, elle ne m’avait pas abandonné. C’était moi qui avais tout gâché en la déchirant, si je ne l’avais pas fait j’aurais pu demander à Matti de me la lire plus tard. Je ne serais pas allé au château, je ne l’aurais pas démoli avec mon regard qui abîmait la magie. Tout cela, je l’acceptais, c’était mieux que de ne pas savoir, de demander à mon cerveau de comprendre quelque chose de trop grand pour lui. C’était moi qui avais trahi Viviane, pas l’inverse. Ça me rassure de savoir que c’était ma faute, parce que tout avait toujours été ma faute, que j’y étais habitué et que c’était aussi confortable que mon vieux pyjama en velours vert. »

« Ma reine » Jean-Baptiste Andrea